Déclaration du Gouvernement révolutionnaire

Le gouvernement des États-Unis manque de légitimité et de juridiction pour entreprendre cette action. Il s’agit d’un acte méprisable et ignoble de provocation politique, qui repose sur la manipulation malhonnête de l’incident ayant conduit à l’abattage, en février 1996, dans l’espace aérien cubain, de deux aéronefs opérés par l’organisation terroriste Hermanos al Rescate, basée à Miami, dont la violation répétée de l’espace aérien cubain à des fins hostiles était de notoriété publique

 Le gouvernement étasunien dénature en outre d’autres vérités historiques concernant le fait qu’il utilise comme prétexte. Il omet, entre autres détails, les multiples dénonciations formelles présentées par Cuba à cette époque auprès du Département d’État, de l’Administration fédérale de l’aviation des États-Unis (FAA) et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), concernant plus de 25 violations graves et délibérées de l’espace aérien cubain perpétrées par ladite organisation entre 1994 et 1996, en violation flagrante des lois internationales et de la législation étasunienne elle-même.

Il ignore également les avertissements publics et officiels émis par les autorités cubaines sur le caractère inadmissible de telles violations de son espace aérien, ainsi que les messages d’alerte transmis directement au président des États-Unis sur la gravité et les conséquences possibles de ces transgressions.

La réponse de Cuba face à la violation de son espace aérien a constitué un acte de légitime défense, garanti par la Charte des Nations Unies, la Convention de Chicago sur l’aviation civile internationale de 1944, et les principes de souveraineté aérienne et de proportionnalité.

Les États-Unis, qui ont été victimes de l’utilisation de l’aviation civile à des fins terroristes, ne tolèrent pas et ne toléreraient pas la violation hostile et provocatrice de leur territoire par des aéronefs étrangers et agiraient, comme ils l’ont démontré, par le recours à la force.

L’inaction du gouvernement étasunien face aux alertes transmises à l’époque par Cuba a mis en évidence sa complicité dans la planification et l’exécution, depuis son territoire, d’actions violentes, illégales et de caractère terroriste contre le gouvernement et le peuple cubains, une pratique récurrente et systématique depuis le triomphe de la Révolution jusqu’à aujourd’hui.

Il est d’un cynisme absolu que cette accusation émane du même gouvernement qui a assassiné près de 200 personnes et détruit 57 embarcations dans les eaux internationales des Caraïbes et du Pacifique, loin du territoire des États-Unis, en faisant un usage disproportionné de la force militaire, pour de soi-disant liens avec des opérations de trafic de drogue, jamais prouvés. Des actes qui, au regard du droit international, sont des crimes d’exécutions extrajudiciaires, et des assassinats, selon les propres lois étasuniennes.

Cette accusation fallacieuse contre le leader de la Révolution cubaine s’ajoute aux tentatives désespérées d’individus anti-cubains visant à construire un récit frauduleux dans leur effort pour justifier le châtiment collectif et impitoyable contre le noble peuple cubain, par le renforcement des mesures coercitives unilatérales, y compris le blocus énergétique injuste et génocidaire et les menaces d’agression armée.

Cuba réaffirme son attachement à la paix et sa ferme détermination à exercer le droit inaliénable de légitime défense, reconnu par la Charte des Nations Unies.

Le peuple cubain réaffirme sa décision inébranlable de défendre la Patrie et sa Révolution socialiste et, avec la plus grande force et la plus grande fermeté, son soutien inconditionnel et invariable au général d’armée Raul Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine.

La Patrie ou la mort, nous vaincrons.

La Havane, le 20 mai 2026.

« Année du centenaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz »

 

 

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